Continuité écologique

La continuité écologique d’un cours d’eau est définie comme la libre circulation des espèces et leur accès aux zones indispensables à leur reproduction, leur croissance, leur alimentation ou leur abri, le bon déroulement du transport naturel des matériaux solides (cailloux, graviers…), ainsi que le bon fonctionnement des habitats naturels.
Rétablir cette continuité est des enjeux majeur du Contrat Territorial Milieux aquatiques 2011/2015.

Une entrave à la continuité écologique

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schéma représentant un obstacle à la continuité écologique

Les différents obstacles présents sur nos rivières (buses mal calées, ancien seuil de moulins, vieux ponts...) induisent des perturbations et des impacts plus ou moins importants selon leur hauteur, leur emplacement et selon l’effet cumulé de leur succession, qui sont de différents ordres :

Des écoulements et un régime hydrologique fortement modifiés

les eaux courantes se transforment en une succession de retenues d’eau stagnantes pouvant provoquer :
ralentissement et uniformisation de l’écoulement, modification de la température, augmentation, de l’eutrophisation, baisse de la quantité d’oxygène dissout dans l’eau, diminution de la quantité d’eau à l’étiage, due à l’évaporation plus forte des eaux stagnantes en période estivale....

Des sédiments immobilisés à l’amont de l’ouvrage

La rivière est un flux continu de matériaux solides, fin ou grossiers, arrachés au bassin versant. En empêchant leur circulation, l’obstacle créé un déséquilibre de la dynamique du cours d’eau qui impacte la morphologie et est souvent à l’origine de l’érosion du lit en aval de la retenue ainsi que de la disparition de substrats favorables à la vie et à la reproduction des espèces aquatiques.

La mobilité des espèces l’accès à leur habitats restreints, voire condamnés

Toutes les espèces de poisson ont besoin de circuler sur un linéaire plus ou moins long de la rivière afin d’accomplir leur cycle de vie : reproduction, alimentation, croissance....La multiplication d’obstacles crées par l’homme pour ses différentes activités (route, moulins, habitations...) rend ces progression vers les lieux de croissance ou de reproduction de plus en plus difficile voire impossible et conduit à une fragmentation des aires de répartition qui favorise l’isolement des populations et donc les fragilise (pas d’échange génétique, augmentation du risque de pathologies...)

Améliorer ou rétablir la continuité écologique : des solutions pour agir

Effacer l’ouvrage :

C’est la solution la plus efficace et est préconisée quand l’ouvrage n’a plus d’utilité (busage agricole n’ayant plus raison d’être, seuil de moulins sans utilité) ou qu’une solution de remplacement existe (création d’une passerelle ou d’un pont cadre en lieu et place de l’ouvrage)

Installer des dispositifs de franchissement :

Lorsque l’effacement n’est pas possible et afin de maintenir la continuité piscicole, des aménagements sont possibles.
Il s’agit pour la plupart de rampes d’enrochement qui permettent de rétablir la continuité piscicole dans une moindre mesure mais pas la continuité sédimentaire. Ce dispositif ne peut être mise en place que pour des obstacles de faible hauteur.
Pour des ouvrages de hauteur plus importante, une passe à poisson s’avèrera nécessaire.