Entretien de la ripisylve

La végétation au bord des cours d’eau, appelée ripisylve (du latin ripi signifiant rive et sylva signifiant forêt), jouaient un rôle économique important au début du siècle
dernier, par la production de bois, ainsi que l’utilisation des branchages comme fourrage pour les bêtes.
Avec la spécialisation des exploitations agricoles, elles ont peu à peu perdu de leur intérêt et ont été remplacées par des cultures, pâtures et alignements de peupliers jusque sur les berges.
Aujourd’hui l’intervention publique de la collectivité est rendue nécessaire pour sa préservation et sa restauration.

Pourquoi la ripisylve contribue-t-elle à la bonne qualité des cours d’eau ?


Une ripisylve entretenue et préservée permet :

  1. la stabilisation et le maintien des berges par
  2. ombrage diffus du cours d’eau (prévention du réchauffement de l’eau et donc limitation du développement d’algues)
  3. frein au ruissellement et aux courants lors des crues
  4. filtration des polluants (auto-épuration du milieu)
  5. abri pour la faune sauvage et maintien de la biodiversité, à la lisière de deux milieux (terrestre et aquatique)

Elle apporte aussi de nombreux services pour les activités présentes en fond de vallée :

  1. valorisation économique du bois
  2. effet « brise vent » et d’ombrage aux troupeaux
  3. rôle paysager.

Les actions du syndicat en faveur de la ripisylve

la restauration et l’entretien
On entend par restauration un entretien lourd nécessitant de l’abattage de nombreux arbres tombés ou morts, sur des secteurs qui n’ont pas été entretenus depuis plusieurs années. L’entretien est plus léger et consiste à un élagage plus léger des arbres déjà présents.
Pour accéder à des fonds de vallée et préserver ces milieux fragiles, le syndicat de la vallée fait appel à des entreprises utilisant la traction animale.

La gestion raisonnée des embâcles tombés dans la rivière

Les embâcles sont des accumulations de débris végétaux, auxquels viennent souvent s’ajouter des déchets d’autre nature, qui sont retenus par un obstacle placé accidentellement dans le lit mineur. Il peut s’agir d’une souche proéminente, d’un arbre qui a chuté dans le lit mineur, d’enrochements qui se sont affaissés, de troncs flottants qui se sont calés entre deux piles de pont, etc.

La gestion des embâcles consiste à enlever certains obstacles importants à l’écoulement de l’eau.Certains embâcles servent de caches à la faune piscicole et de lieu de vie pour la faune. Ils favorisent souvent la biodiversité. L’enlèvement raisonné des embâcles permet donc de concilier la diversité des habitats et un encombrement raisonnable des cours d’eau.

La plantation d’une végétation adaptée

Lorsque la ripisylve est absente, les actions peuvent consister à la reconstituer directement en réalisant des plantations. Celles-ci sont réalisées en fonction des problématiques locales mais répondent à certaines règles : les plants doivent toujours être des espèces adaptées au milieu qu’est le cours d’eau, la plantation doit faire une certaine largeur pour être efficace, doit être entretenue correctement par la suite, par de bonnes pratiques.

L’enlèvement des alignements de peuplier

L’alignement de peupliers n’est pas toléré en bord de cours d’eau compte tenu de ces nombreux inconvénients. Par son système racinaire traçant, il déstabilise fréquemment les berges. De plus, les alignements de peupliers appauvrissement la biodiversité. Ainsi, une des actions consiste à supprimer ces alignements de peupliers pour réimplanter sur la berge des espèces locales.