Le CTBV à Silfiac : mise en place d’un accès pour engins et entretien d’une zone humide remarquable par écopaturage à Porh Clud

La zone humide de Porh Clud à Silfiac est une zone humide à forte valeur patrimoniale pour la biodiversité qu’elle abrite.
Cependant le boisement envahissant des saules entrainait une banalisation de ce milieu.

Pour restaurer cette zone humide Bretagne vivante, gestionnaire du site, a fait appel au syndicat de la vallée du Blavet pour mettre en place un ouvrage permettant l’accès de la zone aux engins mécaniques.
Le syndicat a donc mis en place un écopal, grosse buse permettant de rétablir l’accès à la zone par les engins tout en assurant la libre circulation des poissons et des sédiments.

En complément de ces travaux de restauration de la continuité écologique, le syndicat a favorisé et pérennisé le travail d’écopaturage effectué par un berger local. Ce dernier a en effet mis en pace un projet agro-pastoral qui repose sur l’utilisation de races locales, rustiques et menacées (moutons Landes de Bretagne et Chèvres des fossés) pour entretenir et valoriser des espaces naturels souvent délaissés par l’activité agricole traditionnelle.
Le Syndicat a accompagné cet éleveur dans la pérennisation de son activité à travers la signature de MAEC (mesures agri-environnementales et climatiques). Ces contrats passés entre l’éleveur et l’Etat rémunèrent l’agriculteur pour la mise en place de pratiques vertueuses à forte plus-value environnementale. Ils permettent ainsi de soutenir économiquement et donc stabiliser une pratique d’écopâturage particulièrement bien adaptée à la gestion d’espaces sensibles comme la zone humide de Porh Clud. Cet entretien raisonné et favorable à l’expression de la richesse écologique des milieux est mis en place sur bien d’autres espaces où les brebis Lande de Bretagne broutent les repousses qui concurrencent les plantes rares.

Ces actions s’inscrivent dans un programme de gestion globale et cohérente du bassin versant morbihannais du Blavet (le CTBV) et à ce titre sont financées par l’Agence de l’eau Loire Bretagne, le Conseil Départemental du Morbihan, la Région Bretagne, Eau du Morbihan, l’Etat et l’Europe.