Le CTMA à La Chapelle Neuve : travaux et études en faveur de la mulette perlière

La mulette perlière est un bivalve d’eau douce qui était présent dans toutes nos rivières jusque dans les années 1950. Cette grosse moule pouvant atteindre 12 cm à l’âge adulte a une longévité exceptionnelle : les plus vieux individus ont près de 80 ans.

Les travaux de recalibrage des cours d’eau, de suppression des talus et l’intensification des usages ont eu un impact très fort sur cette espèce : aujourd’hui ne subsistent que des populations isolées ayant bien du mal à vivre. Le colmatage du fond du lit, les assecs prolongés et les pollutions récurrentes font de la mulette perlière une des espèces les plus menacées en Europe.
Les membres et partenaires du syndicat de la vallée du Blavet sont conscients de l’importance de la sauvegarde de cette espèce et œuvrent pour que nos cours d’eau puissent de nouveau l’accueillir.
Bretagne vivante a été chargée du suivi scientifique et de l’élaboration d’un plan d’action spécifique. Dans ce cadre de nombreux scientifiques de l’Europe entière viennent travailler sur nos moules. C’est ce qui a eu lieu mercredi 18/ octobre 2017 à La Chapelle Neuve où des études génétiques ont été menées par des scientifiques de l’université de Munich.

La mulette, fabuleux « porte-parole » des habitants de nos rivières, permet à tous de prendre conscience des enjeux de sa survie. Si elle se porte bien, alors c’est l’ensemble des composantes de la rivière qui fonctionnent correctement. Si nous arrivons à retrouver des cours d’eau accueillants pour la mulette, alors cela voudra dire que nous avons une eau de qualité en quantité à notre robinet, ce qui nous intéresse tous. Et, cerise sur le gâteau, nous conserverons alors notre richesse, notre biodiversité, pour nos enfants.